*** Chantier public invite chaque trimestre quatre ou cinq résidents à construire ensemble une «exposition».
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Artistes confirmés ou émergents, étudiants en écoles d’art ou autodidactes, qu’ils soient plasticiens, écrivains, cuisiniers, dramaturges, jardiniers et/ou philosophes, il leur est demandé de
profiter, s’inspirer, copier, parasiter, organiser, collaborer et/ou commenter le travail des autres.
*** Nous mettons à leur disposition une plate-forme de 200m2 . Cet atelier commun accueille simultanément des événements ponctuels et l’exposition en cours. Chaque artiste dispose d’un espace privatif et des aménagements nécessaires à son activité.
*** L’exposition n’est pas une finalité mais le résultat d’une expérience collective. Par exposition, nous entendons un environnement global où des interventions bien qu’autonomes se pensent en regard des autres. Entre proposition et exposition, les artistes prennent position en actes. L’objet de la résidence est de permettre aux artistes de travailler cette position comme forme en soi et d’assumer eux même la gestion politique de l’accrochage collectif.
Chantier public n’est donc pas un nouvel espace d’exposition mais un lieu de recherche.
*** Ce chantier est ponctué de rendez-vous avec le public tous les premiers mercredis du mois, jour où à midi les sirènes retentissent en ville.
*** En début de cycle, «
premier coup de pioche»: les invités accueillis depuis une quinzaine, occupent pour la première fois la plate-forme dans l’urgence. L’équipe de chantier public invente un événement, contexte de ce premier rendez-vous.
*** Le mois suivant, «
visite de chantier», en construction et en l’état. Les résidents organisent pour l’occasion
un mini concert, une lecture conférence, une performance, une diffusion, un repas, un concours, une élection et/ou une fête.
*** Le dernier mois, l’ «
état des lieux inaugural» s'apparente à un dé-vernissage suivi d’une permanence en soirée durant 1 à 2 semaines.
*** Le projet est auto-financé. Une participation du public est nécessaire. Elle prend la forme d’une adhésion et d’un prix d'entrée calculé selon les besoins.
*** En ce qui concerne la production, nous faisons appel au système D, à notre réseau local et à la recherche active de partenariats. Un effort particulier est fait sur l’obtention de services, prêts, dons en nature auprès des entreprises et des institutions.
*** A la demande des artistes, des multiples (édition, sérigraphie, CD, DVD, ... ) peuvent être réalisés. Les espaces sont mis à disposition par
Grnd Zero, projet inter_associatif regroupant promoteurs et éditeurs de musique, studios son et vidéo, locaux de répétition, théâtre, ... Les résidents sont invités à inventer des passerelles collaboratives.
*** Les orientations conceptuelles et plastiques que nous prenons sont liées à notre économie restreinte. C'est un choix délibéré. La réussite du projet repose sur l’autodétermination des artistes, l’énergie des membres de chantier public, l’implication des partenaires et la participation du public.
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Ce texte générique est co-signé par Marion Couturier, Grégory Cuquel, Camille Laurelli, Gaël Moissonnier, Samuel Moncharmont, Gabriel Samson et Sandra Tavernier, membres de l’association chantier public - octobre 2006